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Edito du 8 décembre 2017

vendredi 8 décembre 2017

Défendre un service public républicain !

Madame Valérie Pécresse a rétabli une gestion légale et éthique dans notre collectivité, mettant un terme à ce qu’un grand quotidien de gauche avait appelé le « système Huchon ». La nouvelle gestion repose sur une charte éthique comportant différents engagements pour rétablir la confiance.

Le SYNPER, surnommé le Sniper par les agents pour s’être placé en embuscade pour bloquer l’engrenage fou de cette collectivité, a vu avec plaisir ces engagements être tenus, un à un. Et nous nous en félicitons. Cela ne veut pas dire, à mi-mandat, qu’il n’y a plus de problème ! Les membres de la fourmilière savent les procès en cours ou les difficiles négociations que nous faisons. Cela veut simplement dire qu’il n’y a plus de danger systémique ou de dérives dangereuses et délétères de notre collectivité.

La bonne gestion d’une collectivité est une préoccupation tout à fait légitime pour le syndicat apolitique que nous sommes. Ne voyez donc pas un avis politique dans le présent éditorial.

Nous sommes aussi neutre que les casques bleus. Et comme ces derniers, bien que neutres, nous portons un idéal. Notre idéal est celui de la défense du service public, que nous inscrivons dans les valeurs de la République.

La neutralité, ce n’est ni se taire, ni se cacher. C’est savoir s’opposer de toute ses forces quand c’est n’importe quoi et nous l’avons fait hier. C’est aussi savoir dire lorsqu’une gestion est satisfaisante, ce que nous venons de faire. Et une bonne gestion n’est pas bonne parce qu’elle est de droite ou de gauche, n’en déplaise à certains aveugles hier face au danger et aujourd’hui sourds face aux propositions de progrès.

La neutralité c’est aussi monter au front contre la barbarie pour défendre des valeurs supérieures aux clivages politiques. Pour nous le service public ne se défend pas en soi, il se défend en l’inscrivant dans les valeurs de la République.

Nous avons la remontée de deux extrémismes qui prend en tenaille les valeurs républicaines. Cette contestation des valeurs républicaines affaiblit le service public et l’étiole. C’est avec surprise que nous avons vu l’exécutif prendre à bras le corps le problème : de la charte régionale des valeurs de la république et de laïcité au devoir de mémoire. Il aurait pu, ce nouvel exécutif, se contenter de remettre de l’ordre, mais il va plus loin, il redonne du sens.

Et il y a besoin de sens, aussi, dans le syndicalisme. Tout syndicat devrait être républicain. Comme pour un parti politique, c’est un des critères pour exister légalement. Mais, comme en politique, la réalité syndicale nous amène à nous interroger : Le ministre de l’Education Nationale juge « inconstitutionnelle » une formation organisée par le syndicat sud éducation 93 car certains ateliers s’y dérouleront en non-mixité. Ce même syndicat appelle les agents régionaux à des ateliers non mixtes, sur des espaces publics, proposant la violence en réponse à la violence. De son côté la cgt explique aux représentants de notre collectivité que ne pas saluer est normal et ne peut pas être sanctionné. Cette culture de la haine est diffusée dans notre collectivité. Or, ces comportements sont anti-républicains. Ils traduisent le malaise profond de notre société.

Il est temps de dire les choses et d’avoir le courage de le dire. La démocratie a cela de particulier, par rapport à la dictature, c’est qu’elle accepte d’écouter ceux qui veulent la faire disparaître. Et ces mêmes dictateurs en herbes entendent faire taire les dessinateurs ou les éditorialistes. La conscience du caractère non permanent de ce que nous avons construit doit nous inviter à être acteur et responsable de la vie de notre démocratie, citoyenne ou sociale, sans se faire intimider par ceux qui veulent notre silence comme approbation.

Nous ne faisons pas de politique mais du syndicalisme. Mais nous avons intimement conscience que seule la démocratie libérale permet l’épanouissement de la démocratie sociale. Solidarność s’est créé face à la corruption du syndicalisme de la démocratie populaire de Pologne et a fini par renverser ce régime politique communiste incompatible avec ses aspirations à la liberté. C’est peut-être cela qui horripile l’intersyndicale du « non à tout » : qu’un syndicat s’inscrive farouchement dans la tradition de la démocratie libérale et républicaine, assumant les leçons de l’histoire. L’intersyndicale est unanimement contre la politique libérale du gouvernement et contre toute décision de notre collectivité. Et bien, nous, nous ne faisons pas partie de cette unanimité à l’aveuglement idéologique irresponsable. Nous sommes le syndicalisme d’aujourd’hui dont les salariés ont tant besoin ! Un syndicalisme libre et républicain qui construit, expérimente et négocie.

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