Le SYNPER : pacifique, européen et liberal.

Un site Fourmi’dable !

Accueil > L’environnement > Vive la liberté

Vive la liberté

mercredi 14 novembre 2018

Le 14 novembre 1982, Lech Walesa est libéré après onze mois d’internement, et regagne son appartement de Gdansk. Le leader syndical de Solidarność a, non seulement libéré le syndicalisme, mais par la même occasion, son pays, la Pologne. Il recevra le Prix nobel de la paix [1].

Cet anniversaire, le SYNPER, un syndicat libéré, le souhaite parce qu’il fait parti de notre devoir de mémoire.

Il nous rappelle ce qu’est la dictature rouge, hostile à tout, même et surtout au syndicalisme libre. A l’heure ou remonte l’intolérance de l’extrême gauche, il faut se souvenir.

Il nous rappelle que le syndicalisme est aussi, en France, encore et toujours emprisonné par l’idéologie.
La cgt, étroitement liée au Parti Communiste Français, s’était non seulement abstenue de soutenir Solidarność, mais, comme ce dernier parti, avait approuvé la mise hors la loi du syndicat polonais [2].
Loin de tirer des leçons du danger de l’extrême gauche, il y a quelque mois, la cgt appelait à rejoindre « la marée populaire » avec Jean-Luc Mélenchon et le Parti Communiste Français.
Celui qui ne connaît pas l’histoire est condamné à la revivre…

Ce n’est pas un hasard si la cgt et le Front de gauche attaquent le SYNPER qui se revendique au-dessus de la lutte des classes [3]

Vivre, c’est regarder l’avenir ; vivre pleinement, c’est se rappeler du passé.

La mémoire se transmet, l’espoir se donne.
Le SYNPER vous offre les deux en libérant le syndicalisme de la lutte des classes.

Le SYNPER vous propose de prendre un peu de hauteur par rapport à la lutte des classes...


[1L’homme du peuple, un film récent de 2014 d’Andrzej Wajda sur Lech Walesa, n’esquive rien sur cet homme, pas même son côté obscure ! Il est passionnant.

[2Deux livres :
1968-1982 : le mouvement ouvrier français. Crise économique et changement politique, Mark Kesselman et Guy Groux (dir.), Éditions de l’Atelier / Édition Ouvrières, 1989, notamment sa page 85 pour l’attitude de la cgt et du pcf avec Solidarność. Un des point marquant du livre est de souligner la faiblesse et l’inadaptation du syndicalisme français à un monde en rapide changement.
Le Livre noir des syndicats de Rozenn LE SAINT, Erwan SEZNEC, « Le 13 décembre 1981, le général Jaruzelski décrète l’état de siège et la loi martiale en Pologne. La CGT s’aligne sur le PCF, lui-même aligné sur Moscou. Elle refuse de soutenir la principale force d’opposition polonaise, le syndicat Solidarność de Lech Wałęsa et ses dix millions d’adhérents. Les adhérents interloqués s’en vont par centaines. »

[3Voir notre article : Un syndicalisme 100% différent.