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Petite réflexion de philosophie syndicale au milieu d’une grève... (épisode 3)

dimanche 15 décembre 2019

Episode 3 de la chronique - La contre-performance.

On le voit, le mouvement de grève bloquant les transports publics exaspère. En soit, cela peut être un moyen de pression pour faire aboutir une lutte. Mais la réalité risque d’être un effet boomerang, pour deux raisons :

Lorsque l’on est dépositaire du service public, on a aussi une obligation de le respecter. Et si le dépositaire se comporte indignement, le commanditaire va regarder ailleurs.

C’est ainsi qu’est mis en lumière le fonctionnement des bus à Lyon qui ne connait aucune perturbation, et pour cause, les dépositaires du service public des transports (par délégation de celui-ci à une entreprise privée) ne bénéficient pas d’un régime de retraite particulier (c’est le régime général des retraites qui s’applique.) Cela souligne bien à quel point le mouvement porté en première ligne par un syndicat qui se revendique de la lutte des classes de Karl Marx (la CGT) défend en réalité les 42 régimes de retraite privilégiés. Les bénéficiaires du régime général l’ont bien compris.

Non seulement le mouvement peut être perçu comme celui défendant des privilégiés, mais il va très vite mettre en danger ces mêmes privilégiés : Le caractère d’un mouvement social visant à bloquer l’économie et le pays va provoquer un nouvel examen des conditions dans lequel un service public stratégique a été confié à des gens qui le bloquent.

Par ailleurs, est très préjudiciable à la France, l’incapacité à négocier des syndicats traditionnels, tous crispés dans une logique d’opposition. Cette opposition est politique (le rêve révolutionnaire, avec sa grève générale) ou bien dogmatique (le caprice d’enfant du syndicaliste qui prétend que les urnes de la démocratie sociale ont une légitimité supérieure aux urnes citoyennes).

En quittant la table des négociations, les syndicats démontrent leur inutilité. Et cela à un moment où, dans notre société complexe, nous avons de plus en plus besoin d’habiles négociateurs qui permettent de concilier des contradictions, de trouver du bien-être alors que l’on a des moyens contraints, d’avoir de nouvelles idées lorsque les anciennes ne marchent plus...

La vraie négociation, qu’aimerait porter le SYNPER , n’est pas quantitative (sur le point, le montant...) mais bien qualitative : comment reprendre ce qui est intéressant dans les régimes de retraites particulier pour en faire bénéficier l’ensemble de la population. pour ce travail, le gouvernement est seul.

C’est vraiment le temps du SYNPER. Venez le rejoindre.


Voir les autres chroniques de la grève :

17 février - Episode 9 de la chronique - Imposture du réformisme.
13 janvier 2020 - Episode 8 de la chronique - Réforme des retraites ? une fin en conte de fées ?
30 décembre - Episode 7 de la chronique - Reprendre possession du syndicalisme
21 décembre - Episode 6 de la chronique - Le jeu de dupe
19 décembre - Episode 5 de la chronique - Y-a-t-il quelqu’un pour négocier ?
18 décembre - Episode 4 de la chronique - Est-ce que ce monde du dialogue social est sérieux ?
12 décembre - Episode 2 de la chronique - La cfdt était-elle différente ?
10 décembre - Episode 1 de la chronique - Qui est le fautif ? ?

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