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Petite réflexion de philosophie syndicale au milieu d’une grève... (épisode 7)

lundi 30 décembre 2019

Episode 7 de la chronique - reprendre possession du syndicalisme.

La théorie des insiders des ousiders nous montre bien que les syndicats classiques représentent, en réalité, les agents bien confortables dans leurs droits (insiders) plutôt que ceux qui peuvent être discriminés et sont dans la précarité (outsiders).

Le mouvement de grève et fort probablement ce à quoi il va aboutir, est la parfaite démonstration du danger de cette représentation.

Non seulement les organisations syndicales auront défendu les régimes spécifiques, qui visent à maintenir des îlots privilégiés, mais elles aboutiront, sans doute, à une mise en oeuvre du régime universel progressive qui va maintenir les privilèges pour les personnes actuelles et mettre en place le régime universel pour les nouvelles générations. Les insiders sont bien défendus et les ousiders sont bien méprisés. Comment des syndicats qui se drapent dans une logique égalitaire marxiste peuvent-ils défendre l’inverse ? Sans doute parce que le marxisme nous a démontré depuis longtemps qu’il était en réalité un régime de nomenklatura, celui des apparatchiks. Une réalité que, faute d’un devoir de mémoire sur les atrocités du communisme, la France se refuse à voir.

Le SYNPER veut un système de retraite universel car il permet la mobilité du travailleur et lui offre une liberté que les ghettos des systèmes de régimes particuliers lui refusent. La présente réforme de retraite se propose également de corriger d’autres importantes inégalités comme celles des femmes par rapport aux hommes dans les pensions. Elle prend aussi en compte ceux qui travaillent peu et n’ont, in fine, pas de retraite du tout. Ce sont nos valeurs.
La vraie négociation est celle qui consiste à dire que nous sommes pour le régime universel. Que peut-ont reprendre des régimes spéciaux et donner à tout le monde ? Qu’est-ce qui est tenable ? Peut-on en profiter pour résoudre d’autres inégalités ? C’est cette tradition de la négociation pour l’intérêt général que porte le SYNPER. C’est cette négociation que ne mènent pas les organisations syndicales classiques.

Aujourd’hui le gouvernement seul fait les propositions et contre-propositions tant le dialogue social est stérile. Pour le SYNPER, cette toute puissance est malsaine.

Du côté syndical, il est contre-performant de bloquer le service public dont nous avons la charge et de ruiner nos efforts pour créer de la richesse par le bon fonctionnement de notre économie. Cela démontre simplement aux yeux de tous qu’un monopole ne peut être laissé entre les mains de gens qui n’ont aucune conscience professionnelle. Cela démontre aussi que la lutte des classes, marxiste, qui pétrit le syndicalisme classique est contre-performant car il détruit les emplois. Il est au service d’apparatchiks et non des plus faibles.

Le SYNPER défend tous les agents, et cela depuis sa création, notamment les précaires et les chômeurs. C’est vers nous que les plus fragiles viennent. Pour deux raisons.

  1. Notre ADN est fondamentalement celle de l’inclusion. D’où notre attitude républicaine moderne, qui nous amène avoir une vision ouverte sur nos différences qui sont une source de richesse (tant que l’on n’en fait pas une identité meurtrière pour reprendre la célèbre expression d’Amin MAALOUF, académicien).
  2. Nous sommes dans la bienveillance, que certains qualifient de solidarisme, d’autres un héritage du syndicalisme moral : nous, nous disons simplement que nous nous entraidons, sans entrer dans des combats de lutte des classes où les premiers à se retrouver sur le pavé sont souvent ceux que l’on prétend défendre, mais qu’en réalité on instrumentalise. Travailler avec discrétion, sensibilité et intelligence, est la meilleure façon de défendre le salarié précaire.

S’il y a une leçon a tirer de ces épisodes de grève, c’est non pas qu’il faut fuir les syndicats, mais au contraire qu’il faut que VOUS les re-possédiez. Venez rejoindre le SYNPER qui vous offre une autre façon de faire du syndicalisme.

Nos autres chroniques :

17 février - Episode 9 de la chronique - Imposture du réformisme.
13 janvier 2020 - Episode 8 de la chronique - Réforme des retraites ? une fin en conte de fées ?
21 décembre - Episode 6 de la chronique - Le jeu de dupe
19 décembre - Episode 5 de la chronique - Y-a-t-il quelqu’un pour négocier ?
18 décembre - Episode 4 de la chronique - Est-ce que ce monde du dialogue social est sérieux ?
15 décembre - Episode 3 de la chronique - La contre-performance.
12 décembre - Episode 2 de la chronique - La cfdt était-elle différente ?
10 décembre - Episode 1 de la chronique - Qui est le fautif ? ?