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Un syndicalisme 100% différent

mercredi 5 avril 2017, par synper

Dans le paysage syndical, le SYNPER est unique. Il ne suffit pas de le dire, il faut aussi l’expliquer, ce qui est l’objet de cet article [1].

La tendresse, c’est nous !

La tendresse, c’est nous !

Et c’est vous qui le dites : « ce syndicat est incroyable » !
Vous n’avez jamais vu ça...

⇨ Sa disponibilité est exceptionnelle, tant par nos réponses téléphoniques que par nos présences au local syndical, mais aussi par le dévouement des responsables qui vous aident pendant les vacances et même le samedi. Enfin un syndicat qui est là, pour vous écouter et vous défendre !

⇨ Sa détermination est sans faille. Le SYNPER ne lâche jamais. Il vous accompagne jusqu’au bout et le temps qu’il faut. Il place avant tout la négociation mais sait, en cas d’échec, aller devant la justice. Lorsqu’il parle, le SYNPER est crédible.

⇨ Son indépendance est totale. Le SYNPER est le seul syndicat où, en tant qu’adhérent, vous votez directement pour sa représentation, qui est bicéphale, avec une présidente et un président. Vous votez aussi le montant de vos cotisations et c’est peut être aussi pourquoi elles sont les moins chères : 50 euros par an soit environ 4 euros par mois. Ce syndicat, c’est vous, tout simplement. Nous sommes le seul syndicat à refuser toute subvention et à être apolitique : nous nous occupons de vous et uniquement de vous. La liberté, c’est cela !

⇨ Ses services sont incroyablement intéressants. Le SYNPER propose des conférences-débats, des formations, des ateliers… Vous emmène au musée, ou sur une péniche se détendre, aide vos proches à trouver du travail, constitue des dossiers de surendettement ou des demandes de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé. Tout simplement parce que nous avons compris que nous défendions plus que ce qui est visible : nous défendons la vie, votre bonheur ! Et votre plaisir est le nôtre !

Mais si vous savez comment nous sommes différents, vous ne savez pas pourquoi. Et pour comprendre pourquoi, il faut regarder les autres traditions syndicales...

La tradition communiste fait des syndicats un instrument politique qui utilise les salariés.

Le syndicalisme moderne ne peut pas se satisfaire d’un "prêt à penser" idéologique...

Pour Lénine, « il faut nous lier plus étroitement aux syndicats, [...] avoir une bonne liaison ». Ils sont « une courroie de transmission » du Parti communiste. « Sans cette courroie de transmission nous ne pouvons pas gouverner » précise-t-il. (Discours lors du neuvième congrès du Parti communiste, en 1920).

Une fois au pouvoir, Lénine use — de façon revendiquée — de la terreur afin de parvenir à ses fins politiques. Lénine est à l’origine de la Tchéka, police politique soviétique chargée de traquer et d’éliminer tous les ennemis du nouveau régime qu’il met en place. De même, Lénine instaure en 1919 un système de camps de travail forcé, qui précède le Goulag de l’époque stalinienne ; il fait également du nouveau régime une dictature à parti unique.

Le SYNPER est en opposition à cette tradition syndicale qui prétend utiliser la représentation du personnel pour changer la société et le monde au travers d’une grille de décodage socialo-marxiste. Pourquoi faudrait-il adhérer à une politique de gauche pour être défendu par un syndicat ? Les salariés attendent d’être défendus face à leurs difficultés concrètes et ne veulent pas être instrumentalisés politiquement. Le SYNPER n’est ni de droite ni de gauche, il est apolitique.

La tradition unitaire forge un syndicalisme uniforme, froid et stupide.

Nous sommes des fourmis, pas des moutons de Panurge !

« Tous ensemble ! Tous ensemble ! », qui n’a pas entendu ce cri ? Ce slogan est dans la lignée du célèbre chant de l’Internationale : « C’est la lutte finale, groupons nous, et demain, l’internationale sera le genre humain ! ».

Imposer une unité d’action syndicale, c’est imposer à la démocratie sociale, ce que la démocratie populaire de l’ex-URSS a imposé à la démocratie politique : la disparition du pluralisme et l’apparition du parti unique aux candidats élus à 99%. C’est la fin de la pensée. Pour faire changer les choses, vous le savez, il faut toujours qu’il y en est un qui commence !

Le SYNPER n’est pas unitaire. L’expression « mouton de Panurge » désigne un suiveur : une personne qui imite sans se poser de questions, qui suit instinctivement ce que fait le plus grand nombre et se fond dans un mouvement collectif sans exercer son esprit critique ni seulement faire preuve de l’intelligence qu’on peut espérer d’un être humain.
Nous sommes humanistes et non collectivistes. Et s’il faut choisir un animal, nous sommes à l’image de notre mascotte, Lily la fourmi, et non pas des moutons. Nous n’avons pas l’esprit grégaire, mais celui de l’entraide réfléchie et organisée.

Le monde du travail d’aujourd’hui est complexe, tant par :

  • le lien de subordination (hiérarchie en mille-feuilles/double hiérarchie),
  • le lien juridique (contrat/statut, sous traitance/gestion directe, organismes associés/collectivités, établissements publics/mutualisations),
  • le lieu de réalisation du travail (télétravail, établissements autonomes/unités et pôles) que par
  • la résolution des conflits (cogestion, négociation, médiation, droits).

Face à ce monde protéiforme, ce n’est pas en revêtant l’uniforme mité d’un prêt-à-penser idéologique que l’on trouvera des solutions ; tout du moins telle est la conviction du SYNPER. Il faut repenser un syndicalisme qui s’effondre, lui redonner comme mission de s’occuper véritablement des salariés, dans leur réalité d’aujourd’hui.

Le corporatisme, le communautarisme et le clientélisme tuent le syndicalisme.

Au SYNPER, nous sommes tous différents ET tous égaux !

L’individualisme invite à repenser le syndicalisme. Faute de le repenser, les organisations syndicales classiques en subissent les conséquences. Émergent alors les identités meurtrières, c’est à dire celles qui n’aspirent pas à la coexistence pacifique mais à la domination de l’autre, que ce soit le communautarisme qui veut imposer son mode de vie, ou le corporatisme, qui veut que son métier ait des avantages indus. On retrouve aussi des ersatz au travers du syndicalisme catégoriel, qui ne s’intéresse qu’à une catégorie de personnel, ou le syndicalisme de clientélisme, qui ne s’intéresse qu’à ses copains.

Mais le SYNPER est pour un individualisme responsable. Un développement durable de notre société ne peut reposer que sur la solidarité. La solidarité ne peut plus être la camisole de force du collectivisme. Elle doit prendre la forme de l’entraide, où chacun reste libre de ses convictions dans le respect de nos principes républicains. Le salarié, ses problèmes, toujours unique, doit être la préoccupation du syndicat. Le syndicalisme de service que nous créons participe au plein épanouissement du salarié, dans la fierté de sa différence, mais — aussi — dans la douceur de l’égalité. Disons le simplement : nous, c’est la tendresse.

Au SYNPER, le représentant vous défend, il ne s’occupe pas de ses propres intérêts à votre détriment, de ses copains ou de son clan. Vous êtes au centre de notre préoccupation.

Alors, rejoigniez la fourmilière !


[1Un article dont le Groupe Front de Gauche du conseil régional d’Île-de-France s’est plaint dans une question écrite à Valérie Pécresse en date du 29 mars 2017 l’invitant à limiter notre droit d’expression. L’article est sans doute trop révolutionnaire pour ce groupe ! A vous de juger ! Nous l’avons maintenu...