Le SYNPER : pacifique, européen et liberal.

Un site Fourmi’dable !

Accueil > La fourmilière > Nous rejoindre > C’est quoi l’apolitisme du SYNPER ?

C’est quoi l’apolitisme du SYNPER ?

samedi 26 décembre 2015, par synper


.

- Le SYNPER est apolitique. Mais pourquoi ne pas faire de la politique ? Finalement tous les syndicats font de la politique, non ?

« Une idée n’est pas bonne parce qu’elle est de gauche. Ou une idée n’est pas bonne parce qu’elle est de droite. Une idée est bonne... parce qu’elle est objectivement bonne !

Une réorganisation d’un service, une procédure de prévention, un plan de formation doivent être jugés concrètement, par rapport aux intérêts des agents et du service public qu’ils portent. Voilà la première raison de notre apolitisme. Mais il y en a une autre.

Le salarié d’une entreprise privée n’est pas comparable à un agent dans une collectivité territoriale. Dans une entreprise privée, le Président rend compte aux actionnaires. Dans une collectivité territoriale, le Président rend compte aux politiques qui composent l’assemblée délibérante. Un syndicat qui ferait de la politique dans une collectivité territoriale mettrait le pied dans des cercles d’influence bien éloignés des intérêts des salariés.

Au syndicat FA-FPT / SYNPER IDF, nous aimons la liberté. »

- Mais justement, cette liberté, cela peut être la porte ouverte à n’importe quoi non ?

« Il y a un danger.

On a vu des syndicats qui se déclaraient indépendants, se revendiquant de la charte d’Amiens, devenir des marchands de tapis, prêt à tous les compromis et poursuivant des intérêts de plus en plus individuels, ou alors franchement communautaristes ou corporatistes. « C’est du clientélisme » disent les agents.

On a vu d’autres syndicats, par facilité, ne plus défendre les agents mais les accompagner dans la mise en place de l’organisation définie par l’employeur tout en reprenant les slogans nationaux de leur fédération. Ils ont « perdu leur âme » disent les agents.

Nos valeurs sont simples. Elles sont des repères dans les tempêtes que nous aurons à traverser, car la défense des intérêts des salariés est tout sauf un long fleuve tranquille. Il y a de nombreuses valeurs défendues par le SYNPER, mais les deux principales sont la bienveillance et la démocratie.

La bienveillance nous amène à accorder une grande importance au soutien moral et matériel des agents. Certains y voient une émanation du solidarisme, d’autre une héritage du syndicalisme moral. En réalité, il s’agit simplement d’un syndicalisme de service, qui cherche à vous être le plus utile possible.

La démocratie répond au souci d’avoir un syndicat représentatif de vos préoccupations. Chez nous, les deux présidents, une femme et un homme, sont élus au suffrage direct. Aucun autre syndicat ne fonctionne comme cela ! La démocratie a toujours fait peur car elle est une remise en cause du pouvoir absolu du dirigeant. Mais lorsque l’on est des fourmis, on sait que l’on est tous différents mais tous égaux, et on ne travaille pas pour soi, pour du pouvoir, mais pour les autres, pour l’amélioration de leurs conditions de travail. »

- Mais êtes-vous contre la politique ?

« Absolument pas !

L’apolitisme est une limitation que nous nous imposons à nous-même pour éviter que les tendances à la division et au conflit, inhérentes à la politique, ne viennent perturber les activités du syndicat.

Si le syndicat ne fait pas de politique, si vos représentants, c’est à dire les deux présidents, ont interdiction d’en faire, les fourmis de la fourmilière font ce qu’elles veulent, mais hors du syndicat.

L’apolitisme du SYNPER consiste en un refus volontaire et motivé de se placer sur le terrain politique afin de porter auprès de l’exécutif de la collectivité des revendications concrètes et pragmatiques qui sont à l’abri de ces désagréments des troubles inutiles des interprétations politiques de nos demandes.

Ce que nous demandons, nous le demandons pour les salariés, tout simplement. »