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Les archives départementales des Hauts de Seine

jeudi 10 mai 2012

La Direction des Archives Départementales.
Les archives sont situées au 137 Avenue Frédéric et Irène Joliot Curie à Nanterre. Tous les agents ne sont pas sur ce site.

Le SYNPER s’intéresse à tous les métiers du Conseil général des Hauts de Seine et dernièrement à ceux du service départemental des archives où les filières technique, administrative et culturelle se mêlent.

Les Archives départementales conservent à Nanterre plus de 20 kilomètres linéaires de collections.

Dans la plus part des services de ce type, le public des archives (on dit "les lecteurs") est en chute notable. Une grande partie de l’état civil ancien étant numérisé et sur internet, les généalogistes ne viennent plus beaucoup dans les salles de lecture, les étudiants en histoire capables de survivre au dépouillement de 4 boites d’archives sans tomber de fatigue se font rares (les maîtrises se font, elles aussi, sur internet). La question de l’archivage électronique taraude la profession depuis 15 ans. Comment faire avec ces nouveaux supports ? La question étant moins technique qu’organisationnelle en relation avec les administrations productrices de documents (encore hybrides).

Mais aux archives départementales des Hauts-de-Seine, on résiste. Le lectorat est stable. « 791 lecteurs en 2005 et 799 en 2008 », nous précise le Directeur. Lorsqu’on l’interroge sur les causes, il précise que « pour les actes d’état civil, comme nous suivons les recommandations de la CNIL, tout ne sera pas sur Internet. Mais il ne faut pas oublier la recherche administrative, où les archives sont utilisées comme preuves pour les nationalités, la scolarité, la propriété et même l’enfance protégée. Ce n’est pas forcément un lectorat physique, mais le public augmente. »

« La partie valorisation culturelle, auprès du public, notamment du public scolaire, est souvent mise en avant », nous dit une agente, « mais ce n’est qu’une partie d’une des 5 missions. Les missions en 5 C sont : Conseiller, Collecter, Classer et inventorier, Conserver, Communiquer ».

C’est part deux fois que le SYNPER a rencontré les agents du service.
- le mercredi 11 avril 2012 pour partager l’actualité statutaire (le jour de carence, la mutualisation des services, les nouveaux droits des contractuels...) et discuter de l’étroitesse des bâtiments de Nanterre et de la future installation dans la caserne Sully, à Saint-Cloud [1].
- le jeudi 10 mai 2012 pour parler à nouveau des droits des contractuels, de la prime à la performance collective, de la revalorisation des catégories C, de la difficulté de progression de carrière dans la filière culturelle (notamment lorsque l’on est catégorie A et que l’on accède 10 ans avant la retraite au 11ème échelon sommital), des règles d’hygiène et de sécurité et même des marchés publics.

Ces moments d’échanges entre le SYNPER et les agents, ont permis de montrer que le syndicalisme pouvait être vécu autrement, de façon vivante, moderne et même, parce que nous avons bien rit, avec de l’humour.


[1Voté au Conseil municipal de Saint-Cloud jeudi 29 mars 2012, le protocole entre l’État, la Ville de Saint-Cloud et le Département des Hauts-de-Seine pour la valorisation du site de la caserne Sully à Saint-Cloud a été approuvé vendredi 30 mars à l’Assemblée départementale présidée par Patrick Devedjian (Rapport n° 12.74). Il a été signé mardi 3 avril par Valérie Pécresse, Ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’Etat, Patrick Devedjian et Éric Berdoati.

EXTRAIT DELIBERATION Conseil municipal de Saint-Cloud jeudi 29 mars 2012 N°35
Le site de la caserne Sully, édifiée sous le règne de Charles X, d’une superficie d’environ 18 589 m², qui surplombe le bas-parc, où siégeait une partie de la Direction Générale de l’Armement, est séparé du reste de la ville par l’ouvrage autoroutier et la place Georges Clémenceau. Dévolu par l’Etat au Ministère de la Défense, Il ne relève pas du « Domaine National de Saint-Cloud », site classé. Il n’est pas concerné par le classement des monuments historiques prévu par l’arrêté du 9 novembre 1994. Cependant la ville et l’architecte des bâtiments de France ont fait connaître leur souhait de préserver la façade Est du bâtiment, située face au fleuve. Dans le cadre du projet d’aménagement et de développement (PADD) et du projet de plan local d’urbanisme (PLU), adoptés par le Conseil municipal, respectivement le 16 décembre 2010 et le 17 novembre 2011, il est prévu la mise en valeur d’un périmètre englobant la caserne Sully ainsi que de la place Georges Clémenceau dont le réaménagement est sollicité depuis de nombreuses années par la ville. Ce périmètre doit favoriser la liaison de la caserne Sully et de l’entrée principale du Domaine National au reste de la ville, en améliorant les conditions de déplacements piétonniers et cyclistes. L’État propose à la ville et au département des Hauts-de-Seine un projet de protocole, d’une durée de cinq ans, destiné à valoriser le site avec l’amélioration de l’accessibilité de la caserne, l’implantation des archives départementales, l’implantation d’activités tertiaires ainsi que la réalisation d’un programme de logements. Le Conseil municipal, par 32 voix pour et 2 abstentions (Alain MONTET et Jacques MARILOSSIAN), adopte le protocole proposé par l’Etat relatif à la valorisation du site de la « caserne Sully ». Il autorise le Député-maire à signer ce document ainsi que tout acte y afférent.

|EXTRAIT DU PROTOCOLE relatif à la valorisation du site de la « caserne Sully » voté par le conseil général|
|Article 1 – Objet du protocole|
|Les PARTIES ont des objectifs qui sont rappelés ci-dessous
L’ETAT a pour objectif de céder la CASERNE dans des conditions qui assurent la valorisation du site, tant sur le plan financier que sur la contribution à la création d‘une offre significative de logements, et notamment de logements sociaux, dans le cadre des engagements du CIDOL.
Les aménagements envisagés devront par ailleurs préserver la qualité du site du Parc de Saint-Cloud et resteront soumis aux procédures d’autorisations spécifiques aux monuments historiques classés et aux sites.
La VILLE a pour objectifs (i) de relier le SITE au reste de la ville, notamment par « la constitution de nouvelles continuités urbaines et paysagères » et « l’amélioration des conditions des déplacements piétonniers et cyclistes », et (ii) d’y favoriser une réhabilitation urbaine qui intègre de l’activité ainsi que du logement.
Le DEPARTEMENT a pour objectif d’implanter les archives départementales sur le SITE afin de lui « permettre de répondre à ses obligations légales de collecte et de conservation des archives des administrations publiques ».
Les PARTIES conviennent de leur volonté commune de concilier ces différents objectifs.|
|Article 3 – Implantation des archives départementales sur l’emprise de la CASERNE|
|Les PARTIES conviennent que les archives départementales doivent être implantées sur l’emprise de la CASERNE sans compromettre la valorisation du site.
Le programme comporte une part d’accueil du public et d’animation culturelle et contribue à l’attractivité du site. Il représente un besoin de l’ordre de 15.500 m² de SHON (avec une première phase de 11.400 m²). Regroupé sur une parcelle unique, il serait implanté pour partie dans l’aile principale du bâtiment Charles X et intégrerait des aménagements souterrains sous réserve de faisabilité technique.
L’implantation des archives doit permettre un accès simple et visible des visiteurs aux parties ouvertes au public.
L’agencement des bâtiments et des accès doit permettre la valorisation du fond de la parcelle|